vendredi 27 février 2009

La loi HADOPI met-elle en péril le elarning ?

La loi Hadopi fait actuellement débat ; le elearning est-il concerné par la polémique en cours ?

Un des progrès qu'Internet apporte au elearning est sa capacité à permettre des échanges de contenus multimédia. Regarder en ligne un extrait de film en langue originale avec son tuteur sera-t-il bientôt considéré comme un acte de piratage ?

Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, le site La Quadrature du Net appelle les citoyens épris de liberté à procéder au "black-out" de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la "riposte graduée" devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa "liste blanche" de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.


HADOPI - Le Net en France : black-out

jeudi 26 février 2009

On en parle : Faismesdevoirs.com e-learning ou e-tricherie ?

Rapporté par le site TechCrunch, l'imminent Lancement de Faismesdevoir.com, c'est les profs qui vont apprécier est-il une initiative dont il faut se désoler ou se réjouir ?

Le site permet de commander, moyennant rétribution, des "corrigés" rédigés à la demande par des élèves de grande école.

L'aspect "payant" du service n'est pas forcément choquant en soit puisqu'il s'agit d'une initiative privée et commerciale. Elle renvoie bien sûr au débat récurrent sur l'égalité des chances mais pas plus que n'importe quel service de cours particuliers.

D'un point de vue pédagogique, il y a bien matière à débat.

Du point de vue du service fourni, être un élève de grande école est-il un critère qualitatif suffisant pour prétendre offrir un "corrigé" recevable ?

Du point de vue de l'utilisateur, comment appréhender la démarche ? Dans un environnement professionnel on pourrait presque appeler ça du "consulting". La démarche est-elle choquante de facto ?

Naturellement un tel service est un moyen de "faire faire ses devoirs par quelqu'un d'autres". Mais à terme c'est une pratique qui n'est pas plus viable par internet que par quelqu'autre moyen traditionnel.

Par contre, demander un avis, recueillir une réponse et l'intégrer dans sa propre recherche documentaire est une pratique tout à fait recevable. Par ailleurs un utilisateur du service sera confronter aux problématiques habituelles d'évaluation de la prestation reçue.

A l'heure du partage et de la gestion de la connaissance, ne faut-il pas inciter et former les élèves aux pratiques de recherche documentaire et consultation d'avis "d'experts" ?

mercredi 18 février 2009

Epistema remet au goût du jour les bons points et médailles en chocolat

A l'occation d'un récent atelier "E-learning et incentive, un couple gagnant", Epistema a présenté sa vision de la bonne vieille méthode des bons points et prix pour bons élèves.

En partenariat avec Stimonline, l'idée est d'inciter les salariés à s'investir dans le e-learning en récompensant les apprenants avec des cadeaux (des chèques déjeuner par exemple) ou remises de prix.

L'idée est traditionnelle mais elle a fait ses preuves. Indépendament du côté anecdotique (remise de prix...) de telles initiatives donnent indéniablement de la lisibilité à la stratégie elearning de l'entreprise.

jeudi 12 février 2009

A suivre : Le mobile learning aux trophés elearningage 2009

Les candidatures aux E-Learning Awards 2009, organisés par e.learning age, sont ouvertes.

A cette occasion deux nouveautés caractériseront les prix 2009 :
  • Le prix d'excellence en création de contenu distingue maintenant les organismes privés, publics et à buts non lucratifs ;
  • Une nouvelle catégorie fait son apparition : celle du meilleur usage d'une solution elearning mobile.
En attendant la cérémonie qui aura lieu le 12 novembre à Londre, il est toujours possible de consulter la liste des lauréats de l'édition 2008.

mardi 10 février 2009

On en parle : pour 2009, investissez dans les startup elearning

Le elearning devient-il un marché prometteur pour les entrepreneurs ? Sur Simple Entrepreneur, parmi les 10 startups dans lesquelles investir on trouve une entreprise elearning : Forvo.

Ce site permet de mettre en ligne et proposer à l'écoute la prononciation de mots dans toutes les langues étrangères possibles.

Sans aller jusqu'à parler "d'outil formidable pour apprendre une langue étrangère et améliorer son accent", l'idée est attractive et offre un support d'autoformation complémentaire appréciable.

Le modèle économique sous-jacent n'est pas évident. Par contre il est intéressant de constater que le elearning ou plus largement la formation puisse être perçue comme un marché prometteur. On est encore loin de l'engouement sucité par le green business mais c'est un bon début :)

Forvo est surtout symptomatique d'une tendance générale de l'Internet : la création de contenu mutualisé et libre d'accès par les internautes. Cette tendance s'applique surtout à des domaines généralistes (comme les langues). Elle apporte une réponse partielle à une des problématique du elearning : le coût de création de contenu.

lundi 9 février 2009

La synthèse vocale dynamise le elearning

La solution webreader est une solution logicielle de synthèse vocale. Elle donne accès à une lecture audio des contenus du site sur lequel elle est déployée.

La qualité atteinte (cliquer sur le lien "Ecoutez") est assez satisfaisante. Les limitations se font ressentir dans la gestion des pauses articulatoire de phrases longues et lors de la prononciation des mots étrangers.

Le rendu audio obtenu est comparable à celui de Mac OS. La solution de webreader a l'avantage d'offrir une solution qui cible le contenu à lire alors que l'outil d'Apple offre une solution universelle pour l'utilisateur.

Avec ce genre d'application, la synthèse vocale atteint un niveau de qualité qui permet de s'en servir pour l'apprentissage, surtout de langue, en auto formation comme en formation tutorée :
  • comme modèle de prononciation ;
  • pour servir de dictée ;
Le principal frein à l'exploitation de ces outils reste leur manque de promotion auprès des utilisateurs potentiels ainsi que d'une formation méthodologique adéquate pour en tirer partie efficacement.

C'est aussi un défi pour les formateurs qui doivent à la fois se maintenir au courant des innovations technologiques tout en les intégrant à leur savoir faire pédagogique.

mardi 3 février 2009

On en parle : le elearning, un outil marketing grâce au Serious Game,

Si l'on en croit cet article du site webreference, le serious game fait partie des nouveaux outils marketing à prendre en compte.

Par delà l'effet de mode "tout nouveau tout beau", le serious game pourrait être un phénomène culturel marquant l'arrivée dans le monde professionnel d'une génération de joueurs de jeux vidéo invétérés. Le serious game, qui est en soit un jeux vidéo, apparaît ainsi attractif et familier à cette génération de joueurs. Cela en fait un outil marketing prometteur en terme de capture d'audience.

D'un point de vue pédagogique, en détaillant comment le jeux vidéo influence le joueur, l'article tiré du livre The New Language of Marketing 2.0: How to Use Angels to Energize Your Market, relève des comportements d'apprentissage typiques d'un joueur :
  • une approche informelle de l'apprentissage ;
  • une valorisation de l'acquisition d'expérience et savoir-faire par des essais successifs ;
  • un perfectionnement par la pratique.
Rien que par ces trois aspects, le serious game apporte avec lui une révolution culturelle tant par la façon d'appréhender l'apprentissage pour l'apprenant que par l'approche pédagogique des formateurs ou des outils elearning.

Dernier aspect et non des moindres, en mettant en avant l'attractivité du serious game comme outil promotionnel, l'article élargit la cible et le retour sur investissement possible d'un elearning orienté client.

lundi 2 février 2009

On en parle : Le blog, support d'auto-apprentissage

Le blog de t@d revient sur "les usages pédagogiques du blogue" au travers d'un dossier publié par profweb. Comme le relève t@d ce retour d'expérience du monde "collégial" est globalement transposable au milieu professionnel.

Le trait majeur qui en ressort reste la possibilité qu'offre le blog de "conserver une trace de son raisonnement" et "documenter" son travail.

Autrement dit le blog apparaît comme un outil d'auto-apprentissage voir de partage d'information qui s'inscrit avant tout dans une logique de gestion de la connaissance.