mardi 21 avril 2009

La Bibliothèque numérique mondiale est en ligne

Le site LaTribune l'annonce, La Bibliothèque numérique mondiale est accessible depuis aujourd'hui.


Initiative placée sous l'égide de l'UNESCO, la Bibliothèque numérique mondiale donne accès à des ressources de tout type, numérisées par les différentes bibliothèques partenaires qui en constituent le fond.

L'interface de navigation du site est particulièrement didactique en offrant un accès aux ressources par pays en guise de page d'accueil, filtrables par période historique :

Une deuxième page de sélection permet de trier les ressources par lieu, thème, type, de ressource...
L'aspect qualitatif du fond présenté le distingue d'autres initiatives avec lesquelles la BNM "n'entre pas 'en compétition' avec les autres projets qui existent déjà, comme la bibliothèque en ligne européenne Europeana ou Google Book Search".

Après le succès d'initiatives privées comme wikipedia, l'apparition d'initiatives portées par des financement institutionnels mondiaux leur assure une pérénité certaine.

mardi 14 avril 2009

Un marché de 6 milliards d'autodidactes pour le elearning ?

Sur le site Libération.fr, CORINNE BENSIMON s'entretient avec François Taddei à l'occasion de sa remise à l'OCDE d'un rapport sur les enjeux de l'éducation du XXIème siècle.

François Taddei insiste sur un contexte "d'accélération exponentielle de la production de savoirs" et pour les individus sur la nécessité "vital de savoir mettre à jour non seulement son contenu" mais aussi "d'y participer".

Dans ce contexte le rapport aborde le problème des structures d'éducation traditionnelles (comme les universités), ou l'essentiel du temps passé consiste en du temps de parôle réservé au professeur au détriment des échanges professeur/apprenant ou apprenant/apprenant.

Le rapport préconise, en réponse à ces enjeux, la formation de contributeurs actifs au savoir partagé ("creative knowledge builders").

Le elearning devrait être un instrument privilégier pour répondre à ces enjeux :
  • en fournissant les plateformes de partage et diffusion des connaissances ;
  • en permettant aux structures d'enseignement traditionnelles de proposer à ses anciens étudiants des canaux de mise à jour de leur connaissances bien après l'acquisition de leur diplôme. Ce deuxième point constituerait une sorte de S.A.V. universitaire...
Du point de vue de l'entreprise, l'existence en interne d'une plateforme active de partage de la connaissance serait ainsi un indicateur de sa compétitivité future à l'aune de la capacité de ses employés à se comporter en "creative knowledge builders". Le elearning apparaissant alors comme un outil stratégique de promotion d'une culture de l'innovation en entreprise.

mardi 7 avril 2009

le site d'apprentissage de langues Babbel se cherche un modèle économique payant

Commenté par TechCrunch Europe, le site babbel ajoute une offre payante à ses services d'apprentissage de langue initialement gratuits.

Pour prévenir tout risque de perte d'audience, le site fonde son offre payante sur des contenus qui s'ajoutent à l'offre gratuite. L'originalité de son modèle réside aussi en un paiement en une fois pour accéder aux contenus payants.

Une fois de plus le modèle payant cible l'utilisateur final alors qu'il devrait être possible de valoriser l'offre auprès par exemple, des entreprises demandeuses en offre de formations linguistiques et surtout, d'outils de suivi du travail des apprenants.

Le site babbel reste par ailleurs un bel exemple d'interface utilisateur attractive et intuitive.



La jouabilité des activités est renforcée par la richesse des contenus, tels ces exercices de grammaires, mélant des illustrations rendant l'exercice moins austère et des supports audio accompagnant les supports écrits.



Plus généralement un fait notable dans les contenus babbel est le recours massif aux supports iconographiques notamment pour l'acquisition de vocabulaire.



Babbel réussit à produire du contenu attractif formaté en activité de courtes durées (5 à 10 minutes) très orienté auto-apprentissage. Une offre payante basée sur des fonctionnalités d'encadrement par un tuteur pourrait représenter une offre de "blended learning" intéressante.

vendredi 3 avril 2009

Les cours de programmation Iphone de Stanford sur iTunes U


Annonce reprise par le site Mac 4 Ever, "Stanford va mettre ses cours de programmation iPhone sur iTunes U" par le biais de son portail Stanford on iTunes U.

Déjà très présente sur les réseaux sociaux Internet, à travers You Tube ou Facebook, l'université de Stanford s'apprète donc à diffuser gratuitement une série de 10 cours hebdomadaires sur le développement d'applications pour iPhone. Comme le relève Mac 4 Ever, il est judicieusement précisé dans l'annonce de Stanford que l'accès aux cours n'inclut pas la délivrance du diplôme attenant...

L'université de Stanford rejoint plus modestement une tendance à la libre diffusion de contenus pédagogiques dont le MIT aura été précurseur avec son programme MIT OpenCourseWare lancé dès 2002.

Ce type d'initiative renvoie à la question du modèle économique que l'on peut associer à du contenu elearning.

A première vue, en diffusant librement de tels contenus, un fournisseur de contenu renonce à une certaine part d'exclusivité de son offre qui devient par ailleurs difficilement monnayable en tant que tel (pourquoi payer pour avoir accès à des cours disponibles gratuitement).

Néanmoins l'accès aux cours reste parcellaire (par rapport à un programme d'enseignement complet) et découplé de l'accès aux infrastructures et encadrement offerts par la structure formatrice.

Par contre, ce type de diffusion donne incontestablement de la visibilité à l'éditeur de contenu. Le pari pourraît s'énoncer de la sorte : en mettant en ligne du contenu de qualité, l'université de Stanford maintient son prestige et préserve la valorisation de ses diplômes, qui eux valident l'acquisition des connaissances.

L'initiative préfigure ainsi un modèle économique possible pour le elearning : gratuité des contenus et valorisation de la validation de l'acquisition des connaissances.